Collège des Caillols
Marseille
 

Projet "Vivre l’architecture"

jeudi 6 juillet 2017, par V.

"Viv(r)e l’architecture "


Projet de la classe de 3°6 sur l’évolution de l’urbanisme au centre de la ville phocéenne en collaboration avec Madame Sarra Ben Bader, architecte


En accord avec la jeune architecte Sarra Ben Bader, le projet Viv(r)e l’architecture s’est déroulée en trois temps.


Le 16 mars, l’architecte, Sarra Ben Bader, a effectué une intervention devant la classe de 3e du collège Les Caillols. L’objet de cette première médiation portait sur le métier d’architecte. Madame Sarra Ben Bader a évoqué ses actions dans le domaine de l’architecture écologique avec des exemples d’habitations réalisées à Cadolive et Barjols. En fin de séance, les élèves ont réalisé des « cartes mentales » du quartier des Caillols.


Suite à l’intervention, une visite guidée est organisée dans le quartier du Panier (le 30 mars). Avec l’expertise de Madame Sarra Ben Bader, elle était centrée sur la transformation de certains édifices emblématiques de la ville de Marseille. Évidemment, la visite mettait l’accent sur la Vielle-Charité et la Place du Refuge, mais aussi le Passage de Lorette. La « balade » a débutée avec le Palais de la Bourse. Nous avons remonté la rue de la République en direction de la Place Sadi-Carnot. Parmi les immeubles de la place, les élèves ont vu l’ancien siège de la Compagnie des Messageries Maritimes, aujourd’hui Hôtel des Impôts. Nous avons rejoint le quartier du Panier en prenant le passage Lorette. Au cours de cette visite, nous avons attiré l’attention des élèves sur l’histoire de l’Hôtel de Cabre. À l’aide de documents iconographiques provenant de l’Institut national de recherches archéologiques préventives, nous avons exposé que l’édifice a été déplacé d’un seul bloc, grâce à des vérins et tourné à 90 degrés, pour être aligné sur les rues en cours d’aménagement en 1954. Le dernier bâtiment commenté fut l’actuel Intercontinental/ Hôtel-Dieu. Malgré le fait que nous n’ayons pas pu entrer dans l’enceinte de l’hôtel, nous avons tenté de montrer la surprenante transformation de l’édifice, dont l’histoire s’étend de 1166 à 1993. Cette visite fut aussi une occasion de reconstituer une partie de l’histoire de Marseille, d’où la présentation des immeubles élaborés par Fernand Pouillon et André Davin.


La troisième partie du programme Viv(r)e l’architecture était consacrée à une réalisation à partir de photographies prises pendant la visite. Les élèves devaient rendre compte de nouvelles « transformations » dans le quartier observé. Ils devaient imaginer une ville de Marseille dans le futur. Les élèves proposaient une interprétation personnelle de la cité utopique. En effet, cela pouvait s’apparenter à une uchronie (« Reconstruction fictive de l’histoire, relatant les faits tels qu’ils auraient pu se produire ») visuelle. Aussi, on peut rencontrer cette interprétation iconographique utopique des grandes villes dans le travail d’Étienne-Louis Boullée (1728-1799) et de Claude-Nicolas Ledoux (1736 -1806). Les deux architectes visionnaires qui ont imaginé des formes et des monuments qui ne sont pas des abstractions surgies ex nihilo de leurs esprit mais renouent avec la réalité architectural de leurs temps. Les bâtiments étant le témoin de l’histoire de l’humanité, les élèves ont pu, à travers ces exercices, faire un voyage dans le temps dans l’histoire de Marseille. Préalablement à la réalisation, un dossier numérique contenant des photographies d’édifices était donné aux élèves. Il comprenait de nombreux bâtiments connus, choisi pour leur popularité et leur spécificité architecturale. Parmi ces monuments, le “SwissRe Building” de Londres, le “SpaceNeedle” de Seattle ou la “TransamericaPyramid” de San Franscico. Par groupe de deux, les élèves mettaient en scène un site de la ville de Marseille. Ainsi, un binôme a installé la serre aux palmiers du château de Schönbrunn sur la place Bargemon.


Incontestablement, le point de départ de ce sujet provient de plusieurs sources artistiques. En premier lieu, la collaboration François Schuiten et Benoît Peeters est un élément constitutif pour cette dernière étape du projet. Leur travail autour des grandes villes européennes comme Bruxelles et Paris. Influencés par les illustrations d’anticipation d’Albert Robida (1848-1926), les deux artistes offrent une vision rétro-futuristes de ces cités. Le film BladeRunner de Ridley Scott a été une autre source pour ce projet. Pour « incarner » son film de science-fiction, le cinéaste réutilise plusieurs monuments de Los Angeles (les intérieurs de l’Union Station, du Bradbury Building et de l’Ennis House construit par Frank Lloyd Wright) invente et modifie leur perception.


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